Dans un entretien exclusif accordé au Figaro, Jean-Luc Mélenchon, chef de file de La France insoumise, livre son analyse sans concession de la situation politique à l’aube des élections législatives. Selon lui, le sort d’Emmanuel Macron est scellé. Les jeux sont faits.
La fin de partie pour Macron
Pour Jean-Luc Mélenchon, le constat est clair et sans appel : « Macron est fini ». Le leader de LFI estime que le président de la République est arrivé au bout d’un cycle et que son avenir politique s’assombrit inexorablement.
Ses soutiens et la droite vont devoir choisir entre nous et le RN.
– Jean-Luc Mélenchon
Face à ce qu’il considère comme le déclin annoncé du macronisme, Jean-Luc Mélenchon met au défi la droite de se positionner clairement. Selon lui, Les Républicains n’auront d’autre choix que de trancher : soit s’allier au Nouveau Front populaire qu’il anime, soit se rapprocher du Rassemblement national de Marine Le Pen.
Un programme social ambitieux
Interrogé sur le programme défendu par le Nouveau Front populaire, Jean-Luc Mélenchon assume des mesures fortes :
- Smic à 1600 euros
- Retraite à 60 ans
- Indexation des salaires sur l’inflation
Loin de mener le pays à la ruine comme le suggèrent ses détracteurs, ces propositions favoriseraient selon lui « un coup de fouet à l’activité » en stimulant la consommation et l’emploi, et donc les recettes fiscales.
Règlements de compte à gauche
Jean-Luc Mélenchon a également profité de cet entretien pour régler quelques comptes avec ses anciens partenaires de gauche. Il est notamment revenu sur ce qu’il qualifie de « purge » en interne à LFI, assumant la non-reconduction de certains députés sortants jugés trop critiques.
Le tribun s’en est aussi pris aux ambitions présumées de François Ruffin, député LFI de la Somme, accusé en creux de vouloir tirer la couverture à lui. Ambiance électrique à gauche, donc, à quelques semaines d’un scrutin législatif qui s’annonce déjà décisif pour l’avenir du pays.